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La variole du singe arrive à Ceuta

Après la contamination d’un mineur marocain

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La ville espagnole de Ceuta est en état d’alerte maximale après la confirmation de la contamination d’un mineur marocain âgé de 13 ans par la variole du singe, suscitant des inquiétudes quant à une éventuelle propagation de cette maladie du Maroc vers les villes espagnoles et d’autres pays européens.

L’afflux de Marocains vers la ville espagnole de Ceuta n’a pas seulement pesé sur la situation sécuritaire, mais également sur le plan sanitaire. Selon le journal « OKDiario », repris et confirmé par l’agence Europa Press, un adolescent marocain atteint de la variole du singe a été identifié parmi les personnes hébergées dans l’un des centres d’accueil de la ville.

Les conséquences de l’arrivée massive de dizaines de milliers de Marocains, parmi lesquels des personnes âgées, des jeunes et des nourrissons, continuent de se faire sentir à Ceuta. La ville espagnole a connu l’une des plus importantes vagues d’arrivées de son histoire récente, entraînant la saturation des centres d’accueil et plaçant les autorités espagnoles face à une situation humanitaire et sécuritaire sans précédent.

Il s’agit du premier cas de cette maladie enregistré dans la ville autonome espagnole, après que l’Institut de santé Carlos III, en Espagne, a confirmé la contamination du mineur marocain à la suite d’analyses en laboratoire et de la mise en œuvre des procédures de diagnostic.

Le mineur marocain se trouve actuellement en isolement au sein du centre d’accueil, où il reçoit des soins. Les services de santé espagnols suivent son état de santé et ont pris les mesures nécessaires afin d’éviter l’apparition de nouveaux cas, selon les mêmes sources.

Le jeune Marocain fait partie des mineurs arrivés à Ceuta lors de la vague d’entrées massives enregistrée à la fin du mois de juillet dernier.

Connue également sous le nom de « mpox », selon la terminologie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la variole du singe est une maladie virale contagieuse qui peut se transmettre entre personnes et entraîner des complications sanitaires graves. L’élargissement de sa propagation suscite des craintes quant à une éventuelle évolution vers une flambée épidémique en cas de transmission large et continue de l’infection.

Les journaux et sites d’information espagnols ont mis l’accent sur l’ampleur de la pression exercée sur la ville espagnole, ainsi que sur la situation des mineurs marocains non accompagnés, outre la controverse politique suscitée par la crise en Espagne et au sein de l’Union européenne.

Ce cas de contamination soulève également des interrogations en Espagne concernant une éventuelle utilisation des épidémies et des maladies graves par le gouvernement marocain dans le cadre de ses conflits, comme moyen de pression ou ce qui pourrait être qualifié de « guerre biologique ».

Le Maroc ne représenterait ainsi plus seulement un risque pour l’Espagne sur le plan sécuritaire, mais serait également perçu comme une source de préoccupation sur le plan sanitaire, après l’enregistrement d’une maladie infectieuse considérée comme grave. Le « danger venant du Sud » s’impose désormais dans le débat espagnol, sur les plans sécuritaire et sanitaire, suscitant des inquiétudes croissantes quant à ses éventuelles répercussions sur les villes espagnoles et les pays européens.