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Des partis promettent le développement, d’autres confrontés à une faible couverture

Au premier jour de la campagne pour les élections locales du 28 novembre.

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Les partis politiques sont entrés, jeudi dernier, dans la course aux élections locales prévues le 28 novembre, à travers des déplacements sur le terrain et des rassemblements populaires. Les promesses de développement local et d’amélioration de la gestion des communes et des wilayas ont dominé les discours des dirigeants des formations politiques.

À l’échelle des wilayas, une présence inégale des partis a été constatée, entre l’absence totale de certaines formations politiques, notamment celles proches du courant démocratique, et une couverture limitée des listes électorales. Le recours de certains candidats à l’intelligence artificielle pour améliorer leurs photos de campagne a également suscité un large débat.

Les partis s’accordent sur la nécessité de renforcer le rôle des assemblées élues

Avec le lancement de la campagne électorale pour les élections locales du 28 novembre, les partis politiques ont entamé l’organisation de rassemblements populaires et de sorties de proximité à travers les différentes wilayas du pays, afin de convaincre les électeurs et de présenter leurs programmes électoraux. Les secrétaires généraux et présidents de plusieurs formations politiques ont ainsi entrepris des tournées dans différentes régions, marquant l’entrée de la course électorale dans sa phase d’animation sur le terrain.

Les formations politiques ont choisi les wilayas de l’intérieur et du Sud comme points de départ de leurs campagnes. La plupart des interventions de leurs dirigeants ont convergé autour de la nécessité d’améliorer le développement local, de répondre aux préoccupations des citoyens et de renforcer le rôle des assemblées populaires communales et de wilaya dans la prise en charge des besoins quotidiens de la population.

Depuis Alger, le Front de libération nationale (FLN) a choisi de lancer sa campagne en mettant en place les mécanismes de son action sur le terrain. En l’absence du secrétaire général du parti, qui participe aux travaux du deuxième sommet des partis politiques africains, organisé à Addis-Abeba, en Éthiopie, du 5 au 7 novembre, c’est le membre du bureau politique et directeur de la campagne électorale nationale pour les élections locales, Hamid Bouchareb, qui a présidé une réunion de coordination avec les directeurs de campagne de la wilaya d’Alger.

Cette rencontre a été consacrée à l’élaboration d’une feuille de route pour le travail de terrain et à la définition des mécanismes d’animation de la campagne dans la capitale.

Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les structures du parti et d’intensifier sa présence dans les différents quartiers de la capitale. Il s’agit également de faire connaître les programmes des listes de candidats et les compétences choisies pour prendre part à ce rendez-vous électoral, tout en dynamisant les cellules du parti et en multipliant les campagnes de proximité afin d’établir un contact direct avec les citoyens et de se rapprocher de leurs préoccupations.

Le Rassemblement national démocratique (RND) a, pour sa part, choisi la wilaya d’Adrar pour lancer sa campagne électorale. Son secrétaire général, Monder Bouden, y a animé un rassemblement populaire à la bibliothèque principale de lecture publique, plaçant le développement local et les spécificités des communes et des wilayas au cœur de son intervention.

Bouden a affirmé que le programme de son parti repose sur une lecture réaliste des besoins des collectivités locales, tenant compte de leurs particularités géographiques, démographiques et économiques. Il a souligné que la période actuelle, marquée par l’accélération des mutations économiques et sociales ainsi que par les enjeux croissants de la numérisation et de l’intelligence artificielle, impose des conceptions du développement capables de répondre aux préoccupations des citoyens, notamment en matière de qualité des services publics, d’emploi, de logement et d’amélioration du cadre de vie.

Il a également appelé les candidats de son parti à investir les communes et les quartiers pour présenter leurs programmes et gagner la confiance des citoyens, en mettant l’accent sur la démocratie participative et l’implantation locale des projets de développement, afin de contribuer à la création de richesses et d’emplois.

De son côté, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a souligné, à Alger, que sa formation politique participe aux élections des membres des assemblées populaires communales et de wilaya avec des candidats « compétents et capables de présenter un modèle de gestion des affaires locales ».

Il a également mis en avant l’importance des assemblées locales élues, compte tenu de leur lien direct avec les préoccupations quotidiennes des citoyens. Il a précisé que son parti prend part à ce rendez-vous électoral avec un programme intitulé « Injaz » (Réalisation), fondé sur « la conscience de la responsabilité qui incombe aux élus dans le service du citoyen et l’amélioration de son quotidien ».

Le développement local

Depuis la wilaya de Bouira, le Mouvement El Bina a choisi de lancer sa campagne électorale. Lors d’un rassemblement populaire organisé à la salle du 1er Novembre, dans la ville de Sour El Ghozlane, son président, Abdelkader Bengrina, a appelé les citoyens à se rendre massivement aux urnes le 28 novembre et à choisir des candidats capables de prendre en charge leurs préoccupations et de relever les défis locaux.

Bengrina a insisté sur l’importance de disposer d’élus actifs au sein des assemblées populaires communales et de wilaya, capables d’aller sur le terrain, de rechercher des solutions concrètes aux problèmes des communes et de proposer des projets susceptibles d’améliorer le cadre de vie des habitants. Il a ensuite poursuivi sa campagne dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, notamment dans la région de Ras El Oued.

Dans la wilaya de Béchar, le président du Front El Moustakbal, Fateh Boutbig, a choisi de clôturer la première journée de campagne par une visite à la zaouïa Ziania Khandousia. Il a pris connaissance des ouvrages historiques, scientifiques et religieux, des manuscrits et des vestiges conservés dans sa bibliothèque, datant de différentes périodes. Il a également écouté des explications sur l’histoire de cette zaouïa et sa contribution à la préservation du patrimoine religieux et culturel ainsi que de la mémoire historique de la région.

Parallèlement, le développement local a également occupé une place importante dans le discours du parti dans la wilaya de Chlef. Le sénateur Hadj Belghouthi, assistant du président du Front El Moustakbal, a animé, au nom du président du parti, un rassemblement populaire à la maison de la culture du moudjahid Mohamed Saïdi, sous le slogan : « Une commune forte, une wilaya productive, un citoyen partenaire ».

Le discours du parti a porté sur la nécessité de bâtir des communes dotées d’une administration moderne et efficace et des wilayas capables de valoriser leurs potentialités économiques, agricoles et touristiques, de créer des richesses et des emplois. Il a également insisté sur l’association des citoyens à la prise de décision, au suivi des projets de développement, à l’amélioration du service public, à la lutte contre la bureaucratie et au renforcement de la transparence.

Le président du parti Sawt Echaab, Lamine Ousmani, a, lui aussi, souligné à Alger que sa formation politique avait adopté un programme électoral fondé sur l’implication du citoyen dans la gestion des affaires locales, de manière à répondre à ses préoccupations et à ses aspirations.

Il a expliqué que son parti entend, durant cette campagne placée sous le slogan « Nous sommes votre voix », être « une voix véritable et efficace du citoyen », en étant à l’écoute de ses préoccupations, en les transmettant fidèlement aux institutions et en formulant des propositions et des mesures concrètes.

Dans le cadre de la poursuite de la présentation de son programme, le parti a également prévu une deuxième activité de proximité, jeudi, dans la commune d’El Harrach, à Alger, au cours de laquelle les réalisations dont cette commune a bénéficié ont été présentées.

Entre organisation et présence sur le terrain

De son côté, le Front des forces socialistes (FFS) a annoncé, dans un communiqué, le lancement de l’affiche nationale de sa campagne électorale, sous le slogan « Dima Wakfine » (Toujours debout).

Le parti a affirmé que ce slogan dépasse sa dimension électorale pour traduire, selon lui, la profondeur de son parcours militant de plus de 63 ans, ainsi que les valeurs de résistance, d’attachement aux principes, de défense de la souveraineté nationale, des libertés et de la démocratie pluraliste qu’il véhicule.

Le FFS considère que ce slogan exprime son refus de céder au désespoir et de renoncer à ses principes, ainsi que son engagement à poursuivre la lutte pacifique pour la construction d’un État de droit, de justice et de démocratie et la concrétisation du projet d’une Algérie démocratique et sociale.

Alors que certains partis ont privilégié l’intensification des réunions organisationnelles et la mise en place des structures de leurs campagnes, d’autres ont préféré investir directement le terrain et organiser des rassemblements populaires. Toutefois, le point commun des différents discours reste la volonté de regagner la confiance des électeurs à travers le développement local et l’amélioration de la gestion quotidienne des communes et des wilayas.