Economie

À l’occasion du 6 mai… l’Algérie dessine les contours d’une nouvelle indépendance économique

La création du ministère des Mines constitue un signal fort de l’intérêt accordé par le président Tebboune à ce secteur longtemps marginalisé.

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L’Algérie célèbre, ce mercredi 6 mai, une date importante dans son combat pour la souveraineté économique, indispensable à la maîtrise de ses ressources naturelles. Un jalon qui a ouvert la voie, moins de cinq ans plus tard, à la nationalisation des hydrocarbures le 24 février 1971.

La célébration du soixantième anniversaire revêt cette année une importance particulière avec le lancement de grands projets structurants dans le secteur minier et la création d’un ministère des Mines, dans le prolongement de la dynamique engagée par le président Abdelmadjid Tebboune depuis son arrivée au pouvoir, visant à diversifier l’économie algérienne et à la libérer de la dépendance aux hydrocarbures ainsi que de la volatilité des prix de l’énergie.

La création du ministère des Mines constitue un signal fort de l’intérêt accordé par le président Tebboune à ce secteur longtemps marginalisé, dans le but de définir une stratégie fondamentale pour la réalisation de projets géostratégiques d’envergure au service du développement du pays. Elle traduit également la volonté constante du chef de l’État de positionner l’Algérie au rang des nations respectées et prospères, au bénéfice des générations présentes et futures, dans le cadre de la préservation de l’État national pour lequel se sont sacrifiés les martyrs et les moudjahidine.

Le lancement de l’exploitation du gisement de Gara Djebilet en début d’année constitue un levier pour la mise en œuvre d’une politique et d’une stratégie minières susceptibles d’avoir un impact concret non seulement sur le développement économique, mais aussi sur le progrès civilisationnel de l’Algérie. Cela passe par l’exploitation et la production de phosphate, d’urée et d’engrais intégrés, essentiels à la construction d’une économie agricole durable, visant à assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté nationale dans un monde instable dominé davantage par les rapports de force que par le droit international.

Par ailleurs, l’exploitation des ressources minières dans l’extrême sud-ouest et l’est du pays, notamment les gisements de zinc et de plomb à Oued Amizour, devrait générer un impact économique significatif à travers la création de milliers d’emplois, renforçant ainsi la position de l’Algérie parmi les pays valorisant leurs ressources pour promouvoir le développement économique et social.

Il convient également de saluer les compétences nationales qui œuvrent sans relâche à la réalisation de ces projets structurants, appelés à placer le pays sur la voie du progrès à court et moyen terme. Parmi ces projets figurent la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, le réseau de fibre optique reliant l’Algérie à ses voisins, l’autoroute transsaharienne, ainsi que le grand projet gazier TSGP reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.

En conclusion, il est essentiel de souligner que toutes les forces vives du pays sont appelées à investir dans ce vaste chantier porteur d’importantes retombées économiques et sociales, garantissant le renforcement de la souveraineté politique et économique de l’Algérie au service du bien-être de son peuple.