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Signature d'un accord de défense entre l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie

Toute attaque armée contre l'un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l'ensemble des signataires

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Le communiqué précise que cet accord a pour objectif de développer la coopération dans les différents domaines de la défense. Le Pakistan a, pour sa part, indiqué que l'accord prévoit que toute attaque armée visant l'un des trois États sera considérée comme une attaque dirigée contre l'ensemble des signataires.

L'accord a été signé par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.

La signature intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires au Moyen-Orient, marqué par le conflit opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël, ainsi que par les recompositions des alliances régionales qui en découlent.

Elle coïncide également avec la reprise des affrontements entre l'Arabie saoudite et les Houthis au Yémen, après le tir de projectiles en direction du sud du royaume, qui a fait 11 blessés, selon une source officielle saoudienne.

Un responsable turc a souligné que l'accord est de nature exclusivement défensive et se limite à une assistance mutuelle dans le domaine de la défense. Il a précisé qu'il ne vise aucun État en particulier, qu'il demeure ouvert à l'adhésion d'autres pays de la région et qu'il ne remplace ni n'annule les accords bilatéraux ou multilatéraux déjà conclus entre les trois pays ou avec d'autres partenaires.

Une source proche de l'armée saoudienne avait indiqué auparavant que les dirigeants des trois pays devaient signer cet accord à Djeddah, précisant que les consultations à son sujet avaient duré plusieurs mois avant que les récents développements régionaux n'accélèrent son adoption.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, et le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, sont arrivés en Arabie saoudite jeudi pour une visite qui se poursuivra jusqu'à samedi, tandis que le président turc Recep Tayyip Erdoğan est arrivé vendredi, selon la présidence turque.

L'Arabie saoudite et le Pakistan sont déjà liés par un accord de défense commune annoncé en 2025, qui avait alors suscité des interrogations sur la nature de ses dispositions, notamment en raison des capacités nucléaires du Pakistan. En janvier dernier, une source proche de l'armée saoudienne avait indiqué que la Turquie ne rejoindrait pas cet accord, malgré l'annonce, à l'époque, par un responsable turc de discussions en ce sens.