Nation

20 % des études cliniques menées en Algérie concernent l’oncologie

Sur plus de 320 études cliniques réalisées en Algérie, près de 20 % portent sur le domaine du cancer

  • 1
  • 1:55 Min

Le ministre de la Santé, Mohamed Sadek Aït-Messaoudene, a indiqué aujourd’hui que plus de 320 études cliniques ont été menées en Algérie au cours des quinze dernières années, dont plus de 20 % dans le domaine de l’oncologie. Il a également fait état de 57 essais cliniques actuellement en cours dans la lutte contre le cancer, tout en soulignant le recours croissant à l’intelligence artificielle, aux technologies numériques, ainsi que le développement des partenariats nationaux et internationaux, du transfert de technologie et des échanges d’expertise.

Le ministre a révélé que les données du réseau national des registres du cancer ont recensé plus de 56 000 nouveaux cas de cancer en 2023, soit une hausse de plus de 34 % en moins de dix ans. Il a précisé que le cancer du sein demeure le plus répandu chez les femmes, tandis que les cancers de la prostate, du poumon et du côlon figurent parmi les plus fréquents chez les hommes.

S’exprimant à l’ouverture de la rencontre internationale sur la recherche en cancérologie, organisée sous le thème « La recherche sur le cancer en Algérie : vision, priorités et partenariats » au Centre international de presse, le ministre a affirmé que son département accorde une importance particulière au renforcement des programmes de dépistage organisé, notamment pour les cancers du sein et du col de l’utérus. Il a rappelé que le diagnostic précoce constitue l’un des principaux facteurs d’amélioration des chances de traitement et de guérison, tout en veillant à garantir l’accès de l’ensemble des citoyens à ces programmes sur tout le territoire national.

Par ailleurs, l’État poursuit ses investissements pour consolider le réseau national des structures spécialisées. L’Algérie dispose aujourd’hui de 15 centres de lutte contre le cancer, 24 centres de radiothérapie et 61 accélérateurs linéaires, auxquels s’ajoutent 52 traitements innovants intégrés à l’arsenal thérapeutique national.

Selon Aït-Messaoudene, l’Algérie possède des atouts prometteurs grâce à ses universités, ses centres de recherche, ses centres hospitalo-universitaires et les compétences scientifiques présentes en Algérie comme à l’étranger. Toutefois, l’ampleur des défis impose, selon lui, le passage à une nouvelle étape plus ambitieuse et plus efficace, fondée sur le développement de programmes nationaux de recherche, le renforcement des études épidémiologiques, la modernisation des registres nationaux du cancer et le soutien à la recherche clinique conformément aux standards internationaux.