Par: B. Rahim
Le professeur de sociologie criminelle Mourad Sali a appelé à une implication accrue des laboratoires universitaires spécialisés dans l’analyse des phénomènes sociaux et criminels, notamment les crimes de meurtre, d’enlèvement et de séquestration, afin d’identifier leurs causes et de proposer des solutions concrètes pour les prévenir.
Dans une déclaration à El Khabar, l’universitaire a souligné qu’il est devenu urgent d’associer les centres de recherche universitaires à l’étude de ces phénomènes. Selon lui, le rôle des chercheurs ne se limite plus à l’enseignement théorique ; ils doivent également contribuer, en tant qu’acteurs de la société, à la compréhension des problèmes sociaux et à la recherche de réponses adaptées.
Le spécialiste estime que plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ces crimes : conflits familiaux, différends liés à l’héritage ou à la propriété, motivations de vengeance ou de jalousie, mais aussi certaines influences issues des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle et de l’addiction aux jeux vidéo. Il évoque également des troubles psychologiques pouvant affecter certains auteurs de crimes.
Mourad Sali considère que les laboratoires universitaires spécialisés dans l’étude de la criminalité et de la délinquance disposent des compétences nécessaires pour analyser les données relatives aux affaires criminelles, identifier les éléments récurrents et dégager des conclusions scientifiques utiles aux décideurs publics.
Selon lui, une meilleure connaissance des mécanismes à l’origine de la criminalité permettrait de mettre en place des mesures préventives plus efficaces et de renforcer la sécurité de la société. Il estime enfin que le recours à l’expertise universitaire constitue une nécessité pour comprendre l’évolution de ces phénomènes et limiter leur propagation.
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