Economie

Le ministère du Commerce clarifie les circonstances du dossier Ben Bellat

L’entreprise est spécialisée dans la production d’eau minérale

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Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a précisé, dans un communiqué explicatif rendu public ce lundi, que le dossier de l’entreprise Ben Blat, spécialisée dans la production d’eau minérale, relatif au visa du programme prévisionnel d’importation pour le deuxième semestre 2026, n’a pas été rejeté ni gelé.

Le ministère a indiqué que ses services compétents ont demandé au responsable de l’entreprise, le 20 août 2026, de modifier le programme prévisionnel compte tenu de la nature et du volume de la demande. Toutefois, jusqu’à la date de publication du communiqué, aucune réponse n’a été apportée à cette demande de modification, ce qui a empêché l’achèvement de l’examen du dossier et l’octroi du visa.

Le ministère a précisé que le programme présenté comprend 709 positions tarifaires douanières, pour un total de 10 522 pièces de rechange. Il a également indiqué que l’entreprise avait obtenu, le 29 janvier 2026, le visa pour 300 pièces de rechange dans le cadre du programme prévisionnel du premier semestre 2026, en plus de 5 695 pièces de rechange dans le cadre du programme prévisionnel du deuxième semestre 2025, qui avait été visé le 2 août 2025.

Ainsi, le ministère affirme que l’entreprise a présenté, sur une période ne dépassant pas 12 mois, des demandes d’importation portant sur un total de 16 517 pièces de rechange de différents types. Un tel volume a nécessité, sur le plan technique, de vérifier l’adéquation de ces besoins avec la capacité de production de l’unité, la nature de ses équipements et sa capacité productive réelle.

Dans le même contexte, le ministère a expliqué que la comparaison de ces données avec les programmes d’importation d’autres entreprises opérant dans le même secteur et disposant de plus de quatre lignes de production a montré que les quantités de pièces de rechange demandées par certaines d’entre elles ne dépassaient pas le quart de la quantité demandée par l’entreprise concernée, malgré des capacités de production plus importantes et un nombre de lignes de production supérieur à celui dont dispose cette entreprise.

Le ministère a affirmé que ces données ont nécessité de soumettre le programme prévisionnel à un examen approfondi et de demander sa modification, et non de le rejeter ou d’entraver l’activité de l’entreprise.

Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a également rejeté les allégations et les informations qu’il a qualifiées d’erronées contenues dans la vidéo diffusée, affirmant qu’elles ne reposent pas sur les faits officiels enregistrés auprès de ses services. Il a par ailleurs indiqué se réserver le droit de prendre les mesures légales et judiciaires nécessaires à l’encontre de tout contenu susceptible de porter atteinte à la réputation du ministère ou d’induire l’opinion publique en erreur.

Le ministère a enfin annoncé qu’il apportera des éclaircissements concernant plusieurs autres questions et données relatives aux demandes de visa des programmes prévisionnels d’importation, sur la base des documents et des données officielles enregistrés sur la plateforme numérique.