Une entreprise chinoise a remporté un contrat lié au projet de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, dans la wilaya d’Ouargla. La société Shaanxi Huajian Engineering Co., Ltd. a annoncé la signature d’un accord portant sur la réalisation des travaux d’installation électromécanique d’une partie des futures unités de la raffinerie.
Des médias chinois, dont le site spécialisé « Weidouyi » et le journal « Finance Sina », ont publié des informations sur ce contrat, qui concerne notamment le lot PK4. Celui-ci comprend une unité de reformage catalytique continu (CCR) d’une capacité de 1,35 million de tonnes par an, ainsi que les systèmes de services auxiliaires qui y sont associés.
Le projet de la raffinerie de Hassi Messaoud est réalisé par Sonatrach, qui en a confié l’exécution à un consortium regroupant l’entreprise espagnole Tecnicas Reunidas et la société chinoise Sinopec, chargées des travaux d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction. De son côté, Shaanxi Huajian participe à l’installation des principales unités du projet.
Selon les mêmes sources, les travaux confiés à l’entreprise chinoise portent sur plusieurs installations liées à l’exploitation de la raffinerie, notamment les systèmes de gaz naturel, le traitement de l’hydrogène de naphta, le fioul et le gaz combustible, ainsi que les réseaux d’air, d’instrumentation industrielle, d’azote et de condensats.
L’entreprise chinoise considère ce contrat comme une étape importante dans son implantation sur le marché algérien du raffinage et de la pétrochimie.
La nouvelle raffinerie doit être construite dans le bassin d’El Hamra, dans la région de Hassi Messaoud, au cœur du principal bassin pétrolier national. Elle disposera d’une capacité de traitement estimée à près de 5 millions de tonnes de pétrole brut par an. La première pierre du projet avait été posée le 24 février 2025.
Il y a quelques mois, l’entreprise espagnole Tecnicas Reunidas avait annoncé la relance du projet, précisant qu’il serait réalisé en partenariat avec Sonatrach et Sinopec.
Il convient de rappeler que le projet avait initialement été attribué, à la fin de l’année 2019, à un consortium composé de Tecnicas Reunidas et de Samsung Engineering, avant que le groupe sud-coréen ne soit remplacé par Sinopec, à la suite du rapprochement entre l’entreprise espagnole et le groupe chinois.
Le coût du projet est estimé à près de 4 milliards de dollars. Selon les informations disponibles, il devrait donner un nouvel élan à l’activité nationale de raffinage et, plus largement, au secteur de l’énergie.
Commentaires
Participez Connectez-vous
Déconnexion
Les commentaires sont désactivés pour cet publication.