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Erdoğan évoque un élargissement de l’« Accord de La Mecque »

Des déclarations qui rejoignent celles précédemment faites par son ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan.

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Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a ouvert la voie à une éventuelle adhésion de l’Égypte à l’accord de défense commune regroupant actuellement l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.

Dans une déclaration à la chaîne Al Jazeera, Erdoğan a indiqué que l’« Accord de La Mecque » permettrait à d’autres pays d’y adhérer à l’avenir, estimant qu’une participation de l’Égypte était « possible ».

Ces déclarations s’inscrivent dans la continuité des propos tenus auparavant par le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, le 8 août dernier, lorsqu’il avait déclaré : « Je pense que l’Égypte fera également partie de l’alliance dans la prochaine étape. »

Ces prises de position montrent que la Turquie semble être la partie la plus enthousiaste à l’idée d’une adhésion de l’Égypte à cet accord de défense.

Dans la première réaction officielle égyptienne à cet accord, le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a affirmé, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue turc jeudi dernier, que l’Égypte était informée à l’avance de tous les détails de l’« Accord de La Mecque », dans le cadre de ses relations privilégiées avec l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie.

Répondant apparemment aux interrogations concernant la non-adhésion de l’Égypte à l’accord, Abdelatty a précisé que les accords de défense nécessitaient des études approfondies et la prise en compte de considérations juridiques et constitutionnelles.

La Constitution égyptienne impose en effet des restrictions à l’engagement des forces armées dans des missions de combat à l’étranger. Elle stipule que le président de la République ne peut déclarer la guerre ni envoyer les forces armées en mission de combat hors des frontières du pays sans avoir recueilli l’avis du Conseil de défense nationale et obtenu l’approbation des deux tiers des membres de la Chambre des représentants.

Au début du mois, l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé à La Mecque un accord de défense commune prévoyant l’engagement des trois pays à se défendre mutuellement en cas d’agression extérieure contre l’un d’entre eux. Cet accord a conduit plusieurs observateurs à le qualifier d’« OTAN islamique ».