Le secrétaire général du Rassemblement National Démocratique, Moundir Bouden, s’est félicité, mardi, d’avoir atteint 12 millions de vues sur sa page Facebook depuis le lancement de la campagne électorale. Une démarche qui traduit l’importance croissante accordée par les partis politiques algériens aux plateformes numériques dans leur stratégie de communication et de mobilisation électorale.
Selon Bouden, ce chiffre reflète « l’ampleur de l’interaction et l’intérêt suscité par les contenus et les activités de terrain menées durant la campagne ». Son usage intensif des réseaux sociaux, notamment à travers les diffusions en direct et l’ouverture des commentaires sans modération particulière, témoigne d’une volonté de conquérir l’espace numérique et de séduire un public plus large que son électorat traditionnel.
Toutefois, l’importance des vues et des interactions ne signifie pas nécessairement une adhésion politique. Elles peuvent également traduire une simple curiosité ou un intérêt ponctuel de la part des internautes.
Dans ce domaine, Mouvement de la société pour la paix apparaît comme l’un des partis les plus avancés. Sa communication numérique se distingue par un traitement professionnel de l’image, des vidéos soigneusement montées, une utilisation marquée de la musique et des techniques audiovisuelles modernes. Le mouvement mise fortement sur l’impact visuel dans son discours politique, au point que certains de ses contenus rappellent parfois les standards de productions médiatiques ou cinématographiques.
Le même constat peut être fait pour le Mouvement El-Bina dirigé par Abdelkader Bengrina. Ce dernier n’hésite pas à recourir à des mises en scène inhabituelles dans le paysage politique algérien afin de renforcer sa présence sur les réseaux sociaux.
De son côté, le parti Sawt Echaâb, dirigé par Lamine Osmani, investit également fortement les espaces numériques, même si sa communication visuelle demeure plus classique.
À un degré moindre, le Front de Libération Nationale semble prendre conscience de la nécessité d’intégrer davantage les outils numériques à son action politique. Le parti cherche progressivement à compléter ses réseaux traditionnels, alors que son socle électoral historique évolue avec les transformations démographiques du pays.
À l’inverse, plusieurs formations politiques continuent de privilégier une communication plus classique, centrée sur les idées et les programmes. C’est notamment le cas du Front des Forces Socialistes dirigé par Youcef Aouchiche, ainsi que du Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune.
D’autres formations, telles que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, le El-Fadjr El-Djadid ou encore Talaie El Hourriyet, demeurent également attachées à des méthodes de communication plus traditionnelles, accordant une place secondaire à la mise en scène visuelle et à l’influence des réseaux sociaux dans la compétition électorale.
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