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Les coulisses de la réunion de la commission technique : Sanchez favori pour succéder a Petkovic

Les autres noms évoqués pour entraîner les Verts n'étaient que des options de circonstance

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Les participants à la réunion du Collège technique national de la Fédération algérienne de football (FAF), tenue hier, en sont ressortis avec de solides indices laissant penser que le dossier du futur sélectionneur national n'est plus réellement en débat, mais se trouve désormais au stade de la finalisation des procédures. Tout indique en effet que l'Espagnol Félix Sánchez est le grand favori pour succéder à Vladimir Petković à la tête des Verts.

Selon les échanges tenus lors de la réunion, le trio composé d'Ali Moussa (directeur technique national), de Rabah Saâdane (coordinateur du Collège technique national) et de Karim Kassed (membre de la Direction technique nationale) a laissé entendre que le choix s'était porté sur Félix Sánchez dès le départ. Dans leur présentation, ils ont notamment insisté sur les qualités de l'école espagnole, tout en précisant que le futur sélectionneur ne serait pas pour autant appelé à imposer un jeu basé sur le « tiki-taka ».

En revanche, les sept autres noms présentés, parmi lesquels le Portugais Roberto Martínez, le Belge Tom Saintfiet, le Néerlandais Frank de Boer ou encore l'Espagnol Rafael Benítez – dont il a été indiqué qu'il exigeait de venir avec l'intégralité de son staff, composé de onze personnes –, semblaient davantage constituer des candidatures de forme dans la liste étudiée par le Collège technique.

Au cours des discussions, la question de la langue et de la communication au sein de la sélection en cas de nomination d'un entraîneur espagnol a également été soulevée. Ali Moussa, Rabah Saâdane et Karim Kassed ont toutefois assuré que cet aspect ne constituerait pas un obstacle, rappelant qu'Antar Yahia, dont la présence au sein du futur staff technique de l'équipe nationale a été confirmée, maîtrise l'espagnol et fera le lien entre le sélectionneur et les joueurs.

Parmi les interventions qui ont retenu l'attention, celle du directeur technique du MC Alger, Boualem Charef, qui a proposé de renforcer le staff technique par un deuxième adjoint algérien aux côtés d'Antar Yahia. Il a suggéré le nom de l'ancien défenseur international Samir Zaoui, estimant qu'il possède la personnalité et l'expérience nécessaires pour apporter une réelle valeur ajoutée au staff. Cette proposition a été accueillie par un large sourire de Rabah Saâdane, une réaction que beaucoup ont interprétée comme révélatrice d'un message allant au-delà de la simple courtoisie.

Tous les éléments disponibles tendent ainsi à confirmer que Félix Sánchez est le candidat le mieux placé pour prendre les commandes des Verts, notamment après avoir accepté de travailler avec un adjoint algérien, une condition à laquelle la Fédération algérienne de football tenait particulièrement. D'autres candidats pressentis ne s'étaient pas montrés favorables à cette exigence. Par ailleurs, ses prétentions salariales seraient inférieures à celles des autres entraîneurs contactés, un facteur qui a également joué en sa faveur.

Le choix du technicien espagnol soulève néanmoins plusieurs interrogations, notamment sur les critères techniques ayant conduit la FAF à le privilégier au détriment d'entraîneurs disposant d'un parcours européen plus étoffé.

Certes, Sánchez a conduit le Qatar au sacre lors de la Coupe d'Asie 2019, qui demeure la plus grande réussite de sa carrière d'entraîneur. Toutefois, son passage à la tête de la sélection qatarie a aussi été marqué par un échec retentissant lors de l'objectif principal pour lequel il avait été recruté : la Coupe du monde 2022 organisée au Qatar. Les Al Annabi avaient alors quitté la compétition avec trois défaites en autant de matchs et aucun point, signant l'une des pires performances jamais réalisées par un pays hôte.

Ses expériences suivantes n'ont pas été plus concluantes. À la tête de la sélection de l'Équateur, il n'a pas obtenu les résultats attendus et la fédération équatorienne a mis fin à son contrat après la Copa América de juillet 2024, à l'issue de laquelle l'équipe avait été éliminée par l'Argentine, tenante du titre. Selon les informations disponibles, cette séparation était davantage liée au style de jeu et aux choix tactiques, vivement critiqués, qu'aux seuls résultats sportifs, jugés relativement acceptables.

Le scénario s'est répété lors de sa dernière expérience avec Al Sadd (Qatar), où il devait rester en poste jusqu'en juillet 2026. Son aventure s'est finalement arrêtée à la mi-octobre 2025 en raison des mauvais résultats enregistrés en Ligue des champions de l'AFC et du recul du club en championnat.

Enfin, les échos en provenance de Doha, relayés notamment par des joueurs algériens ou d'origine algérienne ayant évolué sous ses ordres, ne sont pas particulièrement rassurants. Plusieurs témoignages évoquent un entraîneur au tempérament et aux méthodes de travail jugés complexes, laissant craindre une cohabitation difficile avec Antar Yahia, voire avec certains joueurs de la sélection nationale.