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Une fronde au sein de la CAF ?

Des informations font état d’une opposition à la décision de Motsepe de soutenir Infantino

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Des responsables de premier plan du football africain ont eu des discussions avec Matthias Grafström, secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA), afin de sonder son intérêt pour une éventuelle candidature face à Gianni Infantino lors de l’élection à la présidence de l’instance internationale l’année prochaine.

Selon le quotidien britannique The Guardian, jusqu’à 15 fédérations africaines seraient désormais prêtes à retirer leur soutien à Infantino lorsqu’il cherchera à être réélu à la présidence de la FIFA l’année prochaine.

Cette position pourrait refléter une contestation au sein de la CAF à l’égard de la position de son président, Patrice Motsepe, qui affirme à chaque occasion le soutien de l’instance continentale à Infantino, âgé de 56 ans et confronté à des pressions croissantes.

Grafström s’était initialement démarqué du controversé projet d’Infantino, « FIFA Forward Enterprise », avant de revenir par la suite dans le camp du responsable suisse et d’annoncer son soutien total à ce dernier.

Selon la même source, l’opposition initiale de Grafström à ces projets controversés aurait encouragé certains opposants à Infantino en Afrique à tenter de sonder sa disposition à lui faire face lors de l’élection de l’année prochaine.

Le journal ajoute que les présidents de deux fédérations africaines se sont entretenus séparément par téléphone avec Grafström la semaine dernière. Celui-ci aurait été surpris par ces prises de contact et n’aurait, à ce stade, adopté aucune position ferme, ni pour accepter ni pour refuser.

Un membre du comité exécutif de la CAF a déclaré au Guardian : « Ils pensent que Matthias peut rassembler tous les continents, puis aller de l’avant. Je ne connais pas sa position actuellement, mais s’il parvient à rassembler tous ces gens, il obtiendra un certain soutien. Matthias est une personne très ouverte et il écoute toujours ce que nous pensons. »

Selon la même source, le mécontentement à l’égard d’Infantino au sein de la CAF aurait commencé à s’accroître dans plusieurs pays à la suite de la décision d’organiser la Coupe d’Afrique des nations tous les quatre ans au lieu de tous les deux ans, une décision que beaucoup estiment avoir été imposée par la FIFA à Motsepe à la fin de l’année dernière.

Contrairement à ce qu’a annoncé la CAF au sujet du renouvellement à l’unanimité du soutien de son comité exécutif à Infantino, plusieurs sources ont indiqué que seuls quatre membres sur les 21 que compte le comité exécutif de l’instance continentale ont ouvertement exprimé leur soutien au président de la FIFA lors de leur dernière réunion, le 7 août, parmi lesquels le président de la CAF, Patrice Motsepe, et son vice-président marocain, Fouzi Lekjaa.

« Les autres sont restés silencieux. Les gens ne veulent pas annoncer leurs positions publiquement parce qu’ils attendent de voir ce qui va se passer », a déclaré l’un des participants à la réunion.

Les présidents des fédérations africaines du Maroc, de l’Égypte, de la Mauritanie et du Soudan avaient rejoint leurs homologues du Qatar et du Liban dans une déclaration commune publiée le 13 août, dans laquelle ils annonçaient leur soutien total à Gianni Infantino, président de la FIFA.

Avec 54 voix au sein de la FIFA, l’Afrique pourrait devenir la clé des tentatives visant à évincer Infantino, sachant que tout concurrent doit obtenir 106 voix sur les 211 membres de la Fédération internationale pour l’emporter.