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Entre le dinar et l’euro… des dirigeants de partis politiques établissent des comparaisons controversées

Des déclarations faites en pleine campagne électorale pour les législatives ont suscité la polémique

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Après avoir suscité une polémique en Algérie et à l’étranger avec ses déclarations sur la supposée supériorité du dinar sur la monnaie européenne en termes de pouvoir d’achat, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Monder Bouden, est revenu sur le sujet, en réaffirmant sa position et en allant encore plus loin dans ses propos.

Le responsable politique est apparu, lors d’un meeting populaire tenu avant-hier, en défendant ses déclarations. Il s’est dit au fait des réactions venues de l’étranger, notamment sous forme de vidéos de membres de la diaspora algérienne montrant ce que 50 euros peuvent acheter dans des grandes surfaces occidentales, en réponse à ses propos.

Monder Bouden a expliqué que ses déclarations ont été sorties de leur contexte, précisant qu’il parlait avant tout de fierté envers le dinar en tant que monnaie nationale, et non de sa valeur sur le marché. Il a ajouté que s’il devait choisir entre un étranger et un Algérien de M’sila, il respecterait l’étranger, mais privilégierait son compatriote, qu’il considère comme plus proche de lui.

Dans un ton de défi, il a poursuivi en affirmant qu’il ne faut pas « faire honte au pays en le comparant systématiquement à l’étranger », avant de conclure : « Pour moi, ici en Algérie, c’est mieux, et si cela ne vous plaît pas, ne votez pas pour moi ».

Monder Bouden n’est pas le seul à avoir suscité de vives réactions avec ce type de comparaisons. Quelques jours plus tôt, le président du Mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, avait lui aussi déclenché une polémique en affirmant que celui qui gagne trois millions de centimes en Algérie vivrait mieux que quelqu’un qui perçoit 3 500 euros en Suisse, lors d’un échange avec un membre de la diaspora algérienne.

Lors d’une intervention publique, il avait comparé les dépenses mensuelles (loyer, assurance, énergie, alimentation) entre un résident en Suisse et un citoyen vivant en Algérie, concluant à l’avantage de ce dernier.

Selon des observateurs, ces divergences dans les comparaisons entre vie au pays et vie à l’étranger sont influencées par de multiples facteurs sociaux, culturels et économiques, et ne peuvent être réduites à la seule valeur des monnaies.

Le choix de l’émigration est en effet une décision complexe, liée à des motivations et des contextes différents, rendant ces comparaisons politiques souvent inadaptées et relevant davantage de l’analyse sociologique ou psychologique que du débat électoral.

En conclusion, la répétition de ce type de débat révèle, selon de nombreux commentaires, une lassitude des citoyens, qui estiment que ces polémiques n’apportent pas de solutions concrètes à leurs préoccupations quotidiennes, notamment l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de vie.