Nation

Mises en garde de Louisa Hanoune et réponse de l’ANIE

Les critiques se multiplient autour de l’article 200 de la loi électorale.

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a dénoncé ce vendredi les décisions de l’Autorité nationale indépendante des élections ayant conduit à l’exclusion de nombreux candidats et listes pour les prochaines législatives.

Lors d’une réunion du bureau politique de son parti, elle a également critiqué le traitement des recours introduits devant les juridictions administratives, estimant que les décisions de rejet suivent une même logique et reposent sur des motivations similaires.

La responsable politique s’est dite préoccupée par la prise en compte de rapports émanant des services de sécurité et de l’administration, qu’elle considère comme une atteinte à la présomption d’innocence lorsqu’ils sont utilisés en l’absence de décisions judiciaires définitives privant un candidat de ses droits politiques et civiques.

Selon elle, cette situation est contraire à l’esprit de la Constitution et aux objectifs visant à encourager la participation des jeunes à la vie politique.

Louisa Hanoune a également remis en cause l’application de l’article 200 de la loi électorale, jugeant cette disposition trop vague et sujette à diverses interprétations. Elle a rappelé avoir déjà attiré l’attention des autorités sur cette question, tout en soulignant que la disposition avait fait l’objet de réserves de la part de la Cour constitutionnelle.

Par ailleurs, elle a dénoncé les critiques et moqueries visant certaines femmes candidates sur les réseaux sociaux, estimant qu’il s’agit d’atteintes à des citoyennes exerçant un droit garanti par la loi.

De son côté, le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections, Karim Khalfane, a défendu l’action de l’institution. Il a affirmé que l’objectif de l’Autorité est d’assurer l’application des dispositions de la loi électorale et non l’exclusion des candidats.

Selon lui, l’acceptation ou le rejet des dossiers repose exclusivement sur le respect des conditions légales et réglementaires prévues par la loi. Il a ajouté que l’application de l’article 200 s’inscrit dans la politique de lutte contre l’argent illicite et de moralisation de la vie politique.