Nation

« S’opposer à la peine de mort, c’est s’opposer aux préceptes religieux »

Une position partisane favorable à la décision du président de la République

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Alors que les partis des « travailleurs », du « RCD » et du « FFS » ont exprimé leur opposition au retour à l’exécution des peines de mort, à la lumière des décisions présidentielles ayant chargé le gouvernement d’appliquer cette peine dans les affaires d’enlèvement et de meurtre d’enfants ainsi que d’incendies volontaires de forêts, le Front de la justice et du développement a fait part de son « profond » étonnement face à ce qu’il a qualifié de « sortie du débat sur la reprise de l’exécution de la peine de mort de son contexte légitime et de tentative de le réduire à une controverse autour des droits de l’homme ».

Le mouvement dirigé par Abdallah Djaballah a dénoncé, aujourd’hui, dans un communiqué sanctionnant la réunion de son bureau national, ce qu’il a qualifié de « mépris de la nature des crimes commis et de leurs conséquences extrêmement graves sur la société, ainsi que des blessures profondes infligées aux familles des victimes, difficiles à réparer », faisant allusion aux destructions récemment enregistrées à Jijel, Skikda et Béjaïa.

Le mouvement a qualifié les objections à l’application de la peine de mort d’« agression contre la religion » et de « volonté de l’exclure de la vie des gens et de suspendre l’application des préceptes de sa Charia », refusant que les droits de l’homme deviennent un prétexte pour défendre l’agresseur et le criminel, tout en négligeant les droits des victimes et les souffrances de millions de personnes qui ont subi les conséquences des crimes et des incendies.

Le parti a justifié sa position, selon ce qui ressort du communiqué, par le fait que défendre les opprimés, rendre justice aux victimes, préserver la sécurité de la société et appliquer la justice constituent la priorité, plutôt que de « protéger ceux qui ont fait du crime leur métier ou fournir une couverture à des agissements contraires à la sécurité et à la stabilité de la société ».