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Consultations algéro-américaines sur le Sahara occidental et l’énergie

Le conseiller principal du président des États-Unis, Massad Boulos, a exprimé l’appréciation de son pays pour les efforts diplomatiques « vitaux et continus » déployés par l’Algérie afin de renforcer la paix et la sécurité dans la région

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Le conseiller principal du président des États-Unis, Massad Boulos, a exprimé l’appréciation de son pays pour les efforts diplomatiques « vitaux et continus » déployés par l’Algérie afin de renforcer la paix et la sécurité dans la région.

Lors d’une rencontre tenue hier avec l’ambassadeur d’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, ainsi qu’avec le chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Alger, Mark Shapiro, Boulos a souligné que parmi ces efforts figure « l’engagement constructif de l’Algérie en faveur d’une solution acceptable par toutes les parties au conflit du Sahara occidental, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Le conseiller chargé des affaires arabes et africaines a indiqué, dans une publication sur la plateforme X, qu’« il est temps de parvenir à un règlement de ce conflit » qui dure depuis près de cinquante ans et qui a éclaté après l’occupation par le Maroc de territoires du Sahara occidental à la suite du retrait de l’ancienne puissance coloniale.

Le responsable américain a précisé que les discussions ont également porté sur la récente visite en Algérie du vice-secrétaire d’État américain et du commandant de l’AFRICOM, le général Michael Langley Anderson, qualifiée de réussie et reflétant, selon lui, le niveau avancé de coordination entre les deux pays.

À cette occasion, les participants ont évoqué le partenariat entre Alger et Washington. Boulos a salué le rôle joué par l’Algérie dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales, tout en soulignant l’importance d’élargir la coopération économique et sécuritaire entre les deux pays.

Les deux parties ont également examiné les perspectives de renforcement des relations économiques, alors que plus de 120 entreprises américaines sont actives en Algérie. Elles ont aussi discuté des opportunités d’élargissement des investissements américains dans le secteur de l’énergie ainsi que dans d’autres secteurs prioritaires.

Les discussions ont par ailleurs porté sur les moyens de renforcer la coopération sécuritaire et régionale, Washington renouvelant son appréciation du rôle diplomatique joué par l’Algérie dans le soutien aux efforts de paix et de stabilité dans la région.

Massad Boulos, d’origine libanaise et proche du président américain, mène actuellement des efforts de médiation diplomatique dans le dossier du Sahara occidental, sous forme de négociations entre les parties au conflit, à savoir le Maroc et le Front Polisario, tandis que l’Algérie et la Mauritanie y participent en qualité d’observateurs.

Depuis sa nomination à ce poste, après la réélection du président américain Donald Trump pour un second mandat il y a près de deux ans, Boulos s’est exprimé à plusieurs reprises sur les questions nord-africaines, considérées comme l’une de ses principales missions. Il a notamment déclaré que la position américaine sur le Sahara occidental « n’a pas été formulée de manière définitive, mais que la porte est restée ouverte au dialogue afin de parvenir à une solution satisfaisant les deux parties ».

De son côté, l’Algérie a affiché sa disposition à soutenir toute initiative de médiation entre les parties au conflit concernant le Sahara occidental, tout en la conditionnant au respect de plusieurs critères.

Selon le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, qui s’était exprimé en novembre dernier lors d’une conférence de presse après le vote de la dernière résolution onusienne, ces conditions consistent notamment à inscrire toute initiative dans le cadre des Nations unies et à respecter, dans sa forme comme dans son contenu, les principes d’une solution juste, durable et définitive à la question du Sahara occidental, conformément à toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, y compris la résolution 2797.

L’Algérie a également réaffirmé sa vision selon laquelle le dossier du Sahara occidental « n’est pas clos et demeure inscrit à l’ordre du jour des Nations unies », que ce soit à l’Assemblée générale, au Conseil de sécurité ou au sein du Comité spécial de décolonisation, selon les propos du ministre.