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Les Emirats préparent la création d'une « Légion étrangère » : Les Algériens parmi les cibles

Selon les révélations de la chaîne publique algérienne AL24 News,

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La chaîne publique algérienne évoque le recrutement de 3 000 à 4 000 combattants étrangers dans une première phase, avec un lancement prévu en 2027 et la création de cette unité en 2028.

La chaîne publique algérienne AL24 News a rapporté que les Émirats arabes unis prépareraient la création d’une importante unité de combattants étrangers, présentée comme une « Légion étrangère » regroupant plusieurs nationalités, dont des Algériens.

Dans l’un de ses contenus diffusés dimanche 11 octobre, la chaîne a indiqué avoir obtenu cette information, qu’elle qualifie de « très importante », auprès d’une source présentée comme fiable et bien informée, sans toutefois en préciser l’identité ni fournir davantage de détails sur son origine.

Selon cette source, le projet émirati viserait à constituer une force composée de combattants étrangers de différentes nationalités, recrutés contre rémunération. Cette unité, qui serait encore en cours de formation, compterait entre 3 000 et 4 000 combattants dans une première phase et porterait le nom de « Légion étrangère émiratie ».

Toujours selon les informations rapportées par la chaîne, les opérations de recrutement devraient commencer en 2027, tandis que la création de cette unité est prévue pour 2028.

Les Émirats, un acteur controversé dans les conflits régionaux

L’information rapportée par AL24 News soulève des interrogations sur la nature du rôle que les Émirats arabes unis cherchent à jouer dans leur environnement régional, dans un contexte marqué par des accusations récurrentes concernant leur implication dans plusieurs foyers de tension en Afrique et dans le monde arabe.

Une lecture politique présente les Émirats comme un « État fonctionnel », une expression désignant, dans cette approche, un pays dont les actions extérieures seraient mises au service d’agendas stratégiques dépassant ses intérêts nationaux directs.

Selon cette analyse, le recours à des combattants étrangers pourrait renforcer l’image des Émirats comme un acteur participant à la recomposition des conflits, au-delà des rôles de médiation ou de désescalade.

Cette controverse est notamment alimentée par les accusations concernant le rôle d’Abou Dhabi dans le conflit au Soudan, où les Émirats sont accusés de soutenir les Forces de soutien rapide, ainsi que par les débats sur leurs activités dans plusieurs régions du Sahel africain.

Au-delà de l’éventuelle création d’une nouvelle unité militaire, la question porte ainsi sur la nature du rôle régional des Émirats et sur les objectifs auxquels répondrait une telle initiative.

Ces interrogations s’inscrivent également dans le contexte du rapprochement officiel des Émirats avec Israël au cours des dernières années et de leurs relations avec le Maroc, Rabat étant accusé par les critiques de la politique émiratie de reprendre certaines orientations d’Abou Dhabi.