Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a affirmé, ce mercredi, que l’entité sioniste « ne tolérera pas une présence militaire turque en Syrie » susceptible, selon lui, de constituer une menace pour sa sécurité.
Cette déclaration intervient au lendemain de frappes sionistes contre une base aérienne située dans la province d’Idleb, à proximité de la frontière turque. La base avait notamment servi de fief à des factions de l’opposition armée sous le régime de l’ancien président syrien Bachar al-Assad.
Netanyahu a mis en garde la Turquie contre toute activité militaire en Syrie, déclarant : « Ne le faites pas », selon The Times of Israel. Il a ajouté que le message avait déjà été transmis à Ankara, mais que, faute d’avoir été entendu, Israël avait veillé à ce qu’il soit « mieux compris ».
Selon la chaîne syrienne Al-Ikhbariya, huit frappes aériennes ont visé l’aéroport militaire d’Abou Douhour. Les raids auraient causé uniquement des dégâts matériels, sans faire de victimes.
Damas a condamné « avec la plus grande fermeté » ces frappes, les qualifiant d’« agression injustifiée » et de « violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».
Dans une première réaction aux raids, Netanyahu avait affirmé que l’entité sioniste avait averti la Syrie qu’un tel déploiement militaire constituerait une menace pour sa sécurité.
La Turquie a, de son côté, réagi ce mercredi aux accusations sionistes concernant les raisons ayant motivé les frappes contre l’aéroport d’Abou Douhour, notamment aux allégations faisant état d’un déploiement prochain de forces turques sur cette base.
Le gouvernement turc a condamné les frappes sionistes et qualifié de « sans fondement » les déclarations de Netanyahu concernant le ciblage de la base aérienne.
Dans un communiqué officiel, Ankara a estimé que les déclarations du Premier ministre sioniste sur un « déploiement imminent » des forces turques visaient à « légitimer les frappes aériennes illégales de l’entité contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie ».
Les autorités turques ont également établi un lien entre les déclarations de Netanyahu et les élections dans l’état hébreu prévues en octobre prochain, accusant l’entité sioniste de poursuivre des « politiques expansionnistes et déstabilisatrices dans la région ».
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