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Que se passe-t-il en Libye ?

Une série d’attaques cible des infrastructures vitales.

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Les tensions sécuritaires continuent de s’aggraver en Libye, avec une multiplication des attaques visant des infrastructures vitales, notamment dans l’ouest du pays.

La société « Hatif Libya » a annoncé, mercredi soir, que sa principale salle de télécommunications dans la région Ouest avait été la cible d’un acte de sabotage ayant provoqué un incendie. Plusieurs équipements ont été endommagés, entraînant des perturbations de certains services de télécommunications.

Des équipes d’ingénieurs, de techniciens et de maintenance ont été dépêchées sur place afin d’évaluer les dégâts et d’engager les opérations de réparation. La société affirme que ses équipes travaillent sans interruption pour rétablir les services affectés et assurer la stabilité du réseau.

Cette attaque intervient après plusieurs incidents visant des infrastructures stratégiques dans l’ouest de la Libye, notamment à Zaouïa, où des sites de stockage de pétrole ont été ciblés ces derniers jours par des drones dont l’origine n’a pas été identifiée. Un réservoir a été entièrement détruit et plusieurs autres endommagés, avant que les incendies ne soient maîtrisés par les équipes de la Compagnie nationale de pétrole.

La station électrique de transformation située au sud de Zaouïa a également été prise pour cible. L’incendie qui s’est ensuivi l’a mise hors service, provoquant des coupures d’électricité dans plusieurs secteurs du sud de la ville.

Dans l’est du pays, la situation sécuritaire a également été marquée par l’assassinat de Fawzi al-Mansouri, présenté comme le chef des renseignements militaires de l’« Armée nationale libyenne » dirigée par Khalifa Haftar. Selon un communiqué, il a été tué lundi par l’explosion d’un engin explosif placé dans son véhicule alors qu’il quittait une mosquée à Benghazi.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste marquée par de profondes divisions politiques et sécuritaires. Deux autorités rivales se disputent actuellement le pouvoir : le gouvernement basé à Tripoli, dirigé par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, et une administration concurrente établie à Benghazi, soutenue par plusieurs acteurs étrangers.