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Un responsable iranien réagit à « l’accord tripartite de La Mecque »

L’accord intervient alors que l’Arabie saoudite fait face à des menaces sur plusieurs fronts.

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Dans une première réaction de Téhéran à l’accord de défense mutuelle signé aujourd’hui vendredi entre l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, un responsable iranien a affirmé que cet accord « ne garantira pas la sécurité du Royaume ».

Ibrahim Rezaei, membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, a écrit dans une publication sur la plateforme « X » : « Les Saoudiens doivent comprendre qu’un accord sur le papier avec la Turquie et le Pakistan ne leur apportera pas la sécurité, tout comme des décennies de dépendance unilatérale à l’égard des Américains n’y sont pas parvenues. » Il a ajouté : « Changez vos politiques afin de ne pas être contraints de mendier auprès des autres pour assurer votre sécurité. »

L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, considérés comme trois des principales puissances de la région, ont signé plus tôt dans la journée un accord de défense mutuelle, similaire à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), notamment à travers une clause prévoyant l’engagement des trois pays à se défendre mutuellement en cas d’attaque contre l’un d’entre eux.

Immédiatement après la signature de l’accord, un responsable turc a déclaré à l’agence Reuters que celui-ci ne visait aucune partie en particulier, précisant qu’il se limitait à un engagement de soutien mutuel à des fins défensives, dans ce qui semble être un message destiné à rassurer l’Iran voisin.

Cet accord intervient alors que l’Arabie saoudite fait face à des menaces sur plusieurs fronts. Un responsable saoudien avait déclaré jeudi à CNN que le Royaume se préparait à une attaque majeure et coordonnée qui pourrait être menée par des milices soutenues par l’Iran en Irak et au Yémen, avec l’appui des Gardiens de la révolution iraniens.

Selon certains analystes, l’accord pourrait constituer un message d’avertissement adressé à Téhéran quant aux conséquences d’une éventuelle attaque de grande ampleur contre l’Arabie saoudite. Une telle attaque entraînerait désormais l’entrée du Pakistan et de la Turquie dans le conflit, ce qui pourrait considérablement élargir son périmètre.