Gianni Infantino, confronté à une crise grandissante, peut compter sur le soutien de Donald Trump. Le président américain s’est empressé, lundi soir, de soutenir le président de la FIFA, menacé de perdre son poste depuis la révélation de son projet controversé, finalement abandonné, visant à ouvrir la porte à des investisseurs privés.
Trump a ainsi renouvelé son soutien à Infantino, avec lequel il entretient des relations étroites. Le président de la FIFA lui avait notamment décerné, en décembre 2025, la « FIFA Peace Award », une distinction créée spécialement à son intention. Trump avait également demandé à Infantino, lors de la Coupe du monde 2026, de revoir la décision d’un arbitre ayant brandi un carton rouge à l’encontre d’un joueur de la sélection américaine, ce qui avait effectivement été fait.
« Ce serait une grave erreur »
Donald Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social : « La FIFA commettrait une grave erreur si elle envisageait, pour quelque raison que ce soit, ne serait-ce qu’un instant, de remplacer son président Gianni Infantino », le qualifiant de « formidable ».
Trump a ajouté qu’Infantino « vient de présider la Coupe du monde la plus réussie de l’histoire », organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada durant les mois de juin et juillet, soulignant que « le tournoi n’aurait pas connu un tel succès ni une telle rentabilité » sans Infantino.
Gianni Infantino, candidat à un nouveau mandat à la tête de la FIFA, traverse une crise depuis la révélation de son projet controversé, finalement abandonné, visant à ouvrir la Fédération internationale aux investisseurs privés.
Dans le but de le pousser à quitter la présidence de la FIFA, les fédérations d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie ont adressé, lundi, une lettre ouverte commune à la famille mondiale du football, sur fond de profond désaccord quant à l’issue de cette crise.
Les trois fédérations ont affirmé que le football « n’appartient à aucun individu » et que « le leadership… ne signifie pas posséder ou revendiquer un pouvoir à conserver, mais constitue un devoir au service de la famille du football ».
Sans citer Infantino nommément, les fédérations ont ainsi rejeté ses tentatives de conserver son poste, alors qu’il semblait, il y a encore quelques semaines, se diriger vers une réélection sans difficulté en mars 2027.
Deux semaines après le début de la crise, Gianni Infantino bénéficie désormais du soutien de Donald Trump, ainsi que de celui des fédérations africaine et sud-américaine, en plus du Mexique, qui a publiquement pris ses distances avec la position de la Concacaf.
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