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Nouvelles spécialités pour les lauréats du baccalauréat

Le conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdeljabbar Daoudi, à « El Khabar »

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Le conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdeljabbar Daoudi, a révélé à El Khabar les nouveautés relatives aux inscriptions universitaires des lauréats du baccalauréat 2026. En attendant les détails qui seront présentés ultérieurement par le ministre Kamel Baddari, plusieurs changements sont prévus, notamment l’introduction de nouvelles spécialités dans la circulaire ministérielle encadrant l’opération. Ces nouveautés visent à améliorer la formation universitaire et à faciliter l’accès des étudiants aux métiers d’avenir. Il a souligné que le ministère actualise chaque année la liste des diplômes afin de l’adapter aux évolutions et exigences mondiales.

La principale nouveauté de cette année réside dans la dématérialisation complète de la circulaire ministérielle, qui prendra la forme d’une plateforme numérique permettant aux nouveaux bacheliers de consulter l’ensemble des domaines, filières et conditions d’accès aux différentes spécialités. Cette plateforme intégrera également de nouveaux parcours de formation, notamment ceux liés aux doubles diplômes, conformément à la stratégie prospective du ministère visant à préparer les métiers de demain, marqués par la numérisation et la révolution de l’intelligence artificielle.

Selon Daoudi, l’expérience des doubles diplômes a démontré son efficacité. Pour la troisième année consécutive, les étudiants auront la possibilité de préparer simultanément deux licences dans des spécialités différentes ou d’opter pour un parcours à double compétence. Ce système permet à un même titulaire du baccalauréat de suivre parallèlement deux cursus, l’un principal et l’autre secondaire, élargissant ainsi ses compétences et ses perspectives d’emploi.

Plus de 65 % des étudiants attendus dans les filières scientifiques et technologiques
Abdeljabbar Daoudi a indiqué que les premières estimations du ministère prévoient une orientation de plus de 65 % des nouveaux étudiants vers les filières des sciences et technologies, un taux comparable à celui enregistré l’année précédente. Cette tendance s’explique par l’attrait croissant des spécialités liées aux mathématiques, à l’intelligence artificielle, à la robotique et à l’informatique, considérées comme les principaux pourvoyeurs des métiers d’aujourd’hui et de demain.

Parallèlement, le ministère entend poursuivre l’intégration des titulaires du baccalauréat en lettres et sciences humaines dans les métiers du numérique. Comme l’an dernier, ils pourront accéder à plusieurs formations professionnalisantes adaptées aux besoins du marché du travail, à l’image de la gestion des systèmes d’information de santé, la gestion aéroportuaire, la communication marketing, l’administration électronique des affaires, les marchés financiers ou encore la communication en santé.

57 000 diplômés en informatique et une première promotion en IA et mathématiques
Parmi les autres nouveautés du secteur figure l’atteinte, cette année, du seuil de 57 000 ingénieurs et diplômés de licence et de master en informatique. Un chiffre qui dépasse les objectifs fixés initialement par le ministère, lequel ambitionnait d’atteindre 50 000 diplômés à l’horizon 2026.

L’année universitaire en cours marque également la sortie de la première promotion de l’École nationale supérieure d'intelligence artificielle et de l’École nationale supérieure de mathématiques, deux établissements du pôle scientifique et technologique de Sidi Abdellah. Au total, 157 diplômés sont concernés, dont 107 en intelligence artificielle et 50 en mathématiques.

Le ministre Kamel Baddari avait déjà annoncé que ces diplômés bénéficieront de contrats de travail directs dès leur sortie de l’université, au sein de différentes entreprises économiques et de services, dans le cadre de la stratégie nationale de développement de l’économie de la connaissance et de promotion de l’innovation.